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Étranger | L’actu frenchie, l’heure du bilan (deuxième partie)

Suite et fin du bilan de la saison 2014-2015 des internationaux français suivis tout au long de ces dix mois de compétition.

Thomas Heurtel (Caja Laboral puis Efes Istanbul) :

Sa saison sur le plan collectif : Lui aussi aura connu deux clubs cette saison. À Vitoria jusqu’en décembre, où le club basque jouait le ventre mou en championnat (11e à son départ). Arrivé en Turquie alors que l’Efes Istanbul était leader de la saison régulière, les stambouliotes ont finalement terminé deuxièmes. En Play-Offs, Istanbul aura connu peu d’embûches pour accéder à la finale, où ils se sont malheureusement inclinés en cinq matchs face à Izmir, malgré une victoire dans le match 1. Sortis de la seconde phase de l’Euroleague, les stambouliotes se sot inclinés en quart face au futur vainqueur, le Real Madrid. Pour se consoler, l’Efes Istanbul aura remporté la Coupe de Turquie face à l’un de ses rivaux, Fenerbahce.

Sa saison sur le plan individuel: Joueur majeur de l’effectif basque, Thomas Heurtel est à créditer d’une bonne demi-saison dans le Pays basque où il se sera montré décisif à plusieurs reprises, et notamment en Euroleague où la qualification de Vitoria pour la deuxième phase ne lui est pas étrangère. Il termine son séjour basque avec 9 points, 2 rebonds et 6 assists en moyenne par match. En Turquie, le natif de Béziers aura continué sur sa lancée au sein d’une équipe aux ambitions élevées Il termine sa demi-saison avec 9,7 points, 2,2 assists et 5,3 assists en moyenne par match.

Son avenir : Sous contrat pour encore deux ans à Istanbul, l’international français sera toujours à l’Efes l’an prochain. Présent dans la liste des 16 de Vincent Collet et à défaut de donner son short aux journalistes de Canal +, Thomas Heurtel donnera à n’en pas douter tout son cœur afin d’obtenir son ticket pour l’Euro hexagonal.

Edwin Jackson (Villeurbanne puis Barcelone) :

Sa saison sur le plan collectif : Avec deux clubs en un an, Edwin Jackson aura connu deux équipes aux ambitions différentes. Avec l’ASVEL, le jeune tricolore visait les Play-Offs alors qu’à Barcelone, les ambitions étaient davantage élevées (titre en Espagne voire en Euroleague). À Barcelone depuis fin décembre, Jackson et les catalans auront échoué en finale de la Liga face au Real ainsi qu’en finale de la Copa del Rey et en quart de finale d’Euroleague.Une saison sans titre pour le club catalan, dominé par son rival madrilène.

Sa saison sur le plan individuel : La saison d’Edwin Jackson est à diviser en deux parties. Les quatre premiers mois à Villeurbanne où le natif de Pau était l’élément clé de l’effectif rhônalpin. Même s’il n’a disputé que 10 matchs de Pro A avec son club, il termine avec 18,4 points, 4,2 rebonds et 3,4 assists. Autorisé par ses dirigeants à partir à Barcelone, Jackson aura connu une deuxième partie de saison (beaucoup) plus compliquée. Profitant de nombreuses blessures dans l’effectif Blaugrana, le tricolore avait bien débuté (19 points face à Malaga, 15 face à Manresa) mais la joie aura été de courte durée. Avec le retour des cadres, son temps de jeu aura fondu comme neige au soleil et l’ex-villeurbannais aura petit à petit disparu des plans du coach catalan. Il termine sa demi-saison en Catalogne avec 6 points, 1 rebond et 1 assist par match.

Son avenir : Présent dans la pré-liste de Vincent Collet, Jackson n’est finalement pas dans les 16 et manquera l’Euro en grande partie à cause de son faible temps de jeu à Barcelone. Il a même (sûrement sur un coup de tête) annoncé sa retraite internationale suite à cette déception. Barré en Catalogne, l’avenir d’Edwin Jackson devrait se situer à Malaga où le français aura l’occasion de démontrer tout son potentiel. Un potentiel que les fidèles de l’Astroballe ne pourront que confirmer.

Edwin Jackson sous le maillot blaugrana, une image de plus en plus rare au fil de sa demi-saison en Catalogne...

Edwin Jackson sous le maillot blaugrana, une image de plus en plus rare au fil de sa demi-saison en Catalogne…

Charles Kahudi (Le Mans) :

Sa saison sur le plan collectif : Au terme d’une bonne saison, le MSB a montré qu’il était toujours l’une des places fortes du basket français et l’une des équipes les plus régulières. Longtemps dans le milieu de tableau de Pro A, les sarthois auront réalisé une très belle seconde moitié de saison pour finalement accrocher la 4e place. En Play-Offs, le MSB est tombé en demi-finale face à Strasbourg, au terme du match d’appui. Finaliste malheureux de la Leaders Cup (face à Strasbourg), la seule désillusion mancelle réside dans l’élimination précoce en Coupe de France face au Portel.

Sa saison sur le plan individuel : Capitaine du MSB, Charles Kahudi aura réalisé une bonne saison sur le plan statistique (12,3 points, 5, 7 rebonds et 1,3 assists par match en moyenne). Également nommé pour le trophée de meilleur défenseur de la Ligue (trophée finalement remporté par son compatriote Florent Pietrus), l’expérimenté sarthois né au Congo aura montré toutes ses qualités défensives tout au long de la saison.

Son avenir : Présent dans la pré-liste des 16 de Vincent Collet et membre important de la sélection nationale, Kahudi espère convaincre le sélectionneur de lui offrir la possibilité de glaner une 4e médaille en Bleu après celles obtenus en 2011, 2013 et 2014. Quant à son avenir en club, il est probable que Kahudi change d’air cet été, étant en fin de contrat dans la Sarthe. Pour une aventure à l’étranger ?

Joffrey Lauvergne (Khimki Moscou puis Denver Nuggets) :

Sa saison sur le plan collectif : Le français aura connu deux clubs durant sa saison. En début d’exercice, l’alsacien évoluait dans une équipe jouant le haut de tableau en Russie (finalement défaite en finale par le CSKA) et parmi les favorites de l’Eurocup (une compétition finalement remportée par les moscovites). Arrivé à Denver en février, le tricolore est arrivé dans une équipe en difficulté qui aura vite changé de coach. Au final, Denver aura terminé 12e à l’Ouest.

Sa saison sur le plan individuel : Auteur d’un bon début de saison à Moscou (10,9 points, 4,2 rebonds par match en moyenne), Lauvergne aura connu une fin de parcours un peu compliqué avec des conflits avec ses dirigeants. Finalement libéré de son contrat, il aura globalement réussit son adaptation en NBA malgré un temps de jeu irrégulier (11 points et 9 rebonds face à Phoenix fin février, 11 points et 5 rebonds face à Golden State en avril).

Son avenir : Sauf surprise, l’avenir de Joffrey Lauvergne sera à Denver l’an prochain. Avant le stage de préparation des Bleus, il participera à la Summer League avec les Nuggets pour faire ses preuves auprès de ses coachs.  Présent dans la pré-liste de Vincent Collet, il devrait faire partie de l’aventure bleue en septembre. Après deux médailles en deux campagnes (l’or puis le bronze), nous espérons tous que l’adage « Jamais deux sans trois » sera vérifié. Et avec le plus beau métal, si possible.

Joffrey Lauvergne aura découvert la NBA cette saison, venant renforcer le contingent français Outre-Atlantique

Joffrey Lauvergne aura découvert la NBA cette saison, venant renforcer le contingent français Outre-Atlantique

Ian Mahinmi (Indiana Pacers) :

Sa saison sur le plan collectif : Privé de Paul George une grosse partie de la saison, Indiana aura réalisé une saison moyenne, pour ne pas dire décevante. En course pour les Play-Offs jusqu’aux derniers instants de la saison, les Pacers ne seront pas parvenus à décrocher leur ticket pour la post-saison contrairement aux années précédentes où ils étaient parmi les outsiders de la Conférence.

Sa saison sur le plan individuel : Si la saison d’Indiana n’a pas été flamboyante, celle du champion NBA 2011 a été correcte dans son rôle d’homme sorti du banc. Il termine la saison avec 4,3 points, 5,8 rebonds et 0,5 assist par match. Une saison où le normand aura aussi été blessé à la cheville.

Son avenir : Encore sous contrat à Indiana et donnant satisfaction à son coach, le natif de Rouen repartira, sauf surprise, pour une 4e saison dans l’Indiana. Présent dans la pré-liste de 24 de Vincent Collet, il n’a pas été retenu dans la liste des 16 et passera un nouvel été sans endosser le maillot Bleu.

Joakim Noah (Chicago Bulls) :

Sa saison sur le plan collectif : Parmi les outsiders à l’Est, Chicago aura réalisé une saison mi-figue mi-raisin. Manquant de régularité, les Bulls terminent pourtant troisièmes à l’Est. En Play-Offs, les joueurs de l’Illinois ont semblé perdre le fil après leur série face à Milwaukee. En demi-finale de Conférence face à Cleveland, les Bulls se sont inclinés en 6 matchs.

Sa saison sur le plan individuel : Joakim Noah aura connu une saison décevante selon son propre aveu. Après, son opération l’été dernier, le français n’a jamais récupéré toutes ses capacités physiques et aura même connu plusieurs pépins à la cheville. Des ennuis qui se sont répercutés sur son jeu et son apport dans le collectif (7,2points, 9,6 rebonds et 4,7 assists par match). En Play-Offs, « Jooks » se sera plus illustré par son duel viril et pas toujours correct avec LeBron James que par ses performances.

Son avenir : Sauf grosse surprise, Noah devrait être à Chicago l’an prochain. Cependant, certains médias locaux évoquaient récemment la possibilité que les dirigeants de la franchise au taureau puissent laisser filer leur pivot français afin de renforcer certaines secteurs de jeu. Une hypothèse peu probable. Quant à l’Équipe de France, on sait depuis quelques mois que le numéro 13 des Bulls ne participera pas à l’Euro en septembre. Une bien mauvaise habitude.

Florent Pietrus (Nancy) :

Sa saison sur le plan collectif : Le SLUC aura réalisé un bon exercice 2014-2015. Malgré plusieurs blessures tout au long de la saison, les lorrains auront fait très bonne figure derrière les favoris de la Pro A. Septième au terme de la saison régulière, Nancy aura fait tomber Nanterre en Play-Offs avant de tomber avec les honneurs face à Limoges. En Eurocup, les lorrains auront connu des difficultés lors du second tour avec une seule victoire en six matchs. Enfin, Nancy est tombé en quart de finale de la Leaders Cup et de la Coupe de France.

Sa saison sur le plan individuel : L’expérimenté capitaine du SLUC aura réussi une bonne saison terminant avec 10,3 points, 7,7 rebonds et 1,6 assists en moyenne par match. Malheureusement blessé, il n’aura pas pu aider son équipe lors des Play-Offs, une absence forcément préjudiciable lorsque l’adversité est montée en régime. Il aura également été élu meilleur défenseur de la Ligue.

Son avenir : Sous contrat pour encore un an avec Nancy, le guadeloupéen espère prolonger l’aventure en Lorraine. Début juin, le joueur déclarait sur France Bleu Lorraine que Nancy était « sa priorité, mais si ça traîne trop, c’est qu’ils (les dirigeants, ndlr) n’ont peut-être pas envie non plus que je reste. Je me suis engagé auprès du club, des supporters et de mes coéquipiers, mais si ça continue à traîner, il faudra que je voie mon intérêt ». Quelques jours plus tard, c’est le président du SLUC qui déclarait qu’il souhaitait que Pietrus respecte son contrat (« Il sera assez tôt, dans le courant de la prochaine saison, pour travailler sur sa prolongation de contrat comme joueur, ainsi que de sa future reconversion.» Une fois son avenir en club arrangé, Florent Pietrus sera un des éléments clés des Bleus dans la course au titre à Lille en septembre.

Kévin Séraphin (Washington Wizards) :

Sa saison sur le plan collectif : Après un bon début de saison, les joueurs de la capitale auront quelque peu baissé de régime au fil des mois. Ainsi, les Wizards auront effectué une saison régulière similaire à celle de l’an dernier (46 victoires contre 44 l’an dernier) ce qui leur aura valu une 5e place dans la Conférence Est. Après avoir sorti Toronto au premier tour des Play-Offs, Washington aura chuté en demi-finale face à Atlanta au terme du 6e match.

Sa saison sur le plan individuel : Une saison frustrante pour Kévin Séraphin où il aura eu un temps de jeu réduit (15 minutes) voire inexistant. Il termine la saison avec 6,6 points, 3,6 rebonds et 0,7 assists en moyenne par match. Et pourtant, le tricolore a su montrer des choses intéressantes lorsque son entraîneur lui a fait confiance comme en témoigne ses 17 points en janvier face à San Antonio ou ses plusieurs matchs au-delà des 10 points. Le français aura même été sorti du chapeau de Randy Wittman (coach de Washington) lors du match 6 avec une belle performance malgré l’élimination : 13 points et 8 rebonds.

Son avenir : Mécontent de sa situation dans la capitale, le guyanais a des envies d’ailleurs et souhaite se trouver une nouvelle équipe pour être titulaire afin de progresser et franchir un cap. Son avenir se situe donc probablement loin de Washington… Lui aussi absent de la liste des 16, il devra également digérer cette déception.

Ali Traoré et Antoine Diot (Strasbourg) :

Leur saison sur le plan collectif : La SIG aura fait une très bonne saison même si les alsaciens ont chuté en finale de Pro A face à Limoges (comme l’an dernier). Vainqueurs de la Coupe de France et de la Leaders Cup, les hommes de Vincent Collet auraient pu aller chercher un magnifique triplé en remportant la Pro A. Un championnat domestique que les alsaciens ont dominé, terminant premiers de la saison régulière. Échouant une nouvelle fois au pied de la dernière marche, la SIG s’installe tout de même comme l’un des cadors de Pro A. En Eurocup, Strasbourg a réalisé une très belle première phase (8 victoires en 10 matchs) avant de chuter en seconde phase.

Leur saison sur le plan individuel : Antoine Diot a réalisé une très bonne saison. Le meneur strasbourgeois a continué sa progression profitant également de la belle saison de la SIG. Il termine la saison avec 10,7 points, 3,2 rebonds et 5,6 assists en moyenne par match. L’ex-manceau à la barbe saillante est devenu un joueur clé au milieu de la jeunesse strasbourgeoise. Son compatriote Ali Traoré a également réalisé une belle saison, bien que entachée par quelques pépins physiques. Il termine avec 12,9 points, 4,4 rebonds et 1,1 assists de moyenne. Cependant, le médaillé d’argent à l’Euro 2011 aura été plus en difficulté en Play-Offs et notamment lors de la finale, où il aura d’ailleurs été un peu critiqué par son entraîneur, Vincent Collet.

Leur avenir : Si Antoine Diot devrait être à l’Euro pour espérer décrocher une troisième médaille en trois campagnes, Ali Traoré n’y sera pas, étant absent de la liste des 16. Quant à leur avenir en club, la probabilité de voir Antoine Diot et Ali Traoré sous le maillot de la SIG l’an prochain est quasiment nulle. En effet, Traoré devrait quitter l’Alsace cet été. Antoine Diot, en fin de contrat, tentera très certainement l’aventure à l’étranger l’an prochain. Les propositions ne devraient pas manquer au moment de faire le choix final…

Antoine Diot (Strasbourg)

Antoine Diot devrait quitter l’Hexagone cet été et tenter une première expérience à l’étranger

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